Boulogne : un barber contrôlé, un employé en situation irrégulière présente un faux passeport et termine en garde à vue
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Le 08 juin 2026 à 13h35
Un contrôle interservices mené jeudi à Boulogne-sur-Mer a permis de découvrir qu’un homme travaillant dans un barber du centre-ville faisait l’objet d’une OQTF. Il a également présenté une copie de passeport espagnol qui s’est révélée être un faux.
Jeudi, une opération de contrôle interservices de l’État a été menée à Boulogne-sur-Mer dans le cadre du CODAF, le Comité opérationnel départemental anti-fraude.
Ce type d’opération réunit plusieurs administrations, comme la police, les douanes, les services fiscaux, l’URSSAF, l’inspection du travail ou encore les services d’hygiène, afin de vérifier la conformité de certains établissements.
Cette fois, le contrôle a notamment visé le barber "L'Atelier R", situé dans le haut de la rue Faidherbe, dans le centre-ville de Boulogne-sur-Mer.
À l’intérieur de l’établissement, les policiers ont découvert un homme en train de couper les cheveux d'un client. Mais lors des vérifications, il est apparu que cet individu, de nationalité tunisienne faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français.
Une copie de passeport espagnol qui s’avère être un faux
Lors du contrôle, l’homme a présenté une copie de passeport espagnol. Après vérification, le document s’est révélé être un faux. Il a été placé en garde à vue pour faux et usage de faux.
Les policiers se sont ensuite rendus à son domicile, également situé dans le centre-ville de Boulogne-sur-Mer, afin de rechercher notamment l’original du faux passeport ainsi que son passeport tunisien.
Sur place, ils ont découvert de la résine de cannabis, en quantité correspondant à une consommation personnelle.
L’épouse de l’homme, une Française âgée d’une trentaine d’années, a indiqué que les produits stupéfiants lui appartenaient. Elle a à son tour été placée en garde à vue pour détention de stupéfiants.
Pas de poursuite pénale pour le faux passeport, mais une mesure administrative
Concernant l’homme en situation irrégulière, le parquet n’a pas donné de suite pénale à l’infraction de faux et usage de faux, laissant la procédure administrative prendre le relais. Son passeport tunisien a été retenu en préfecture.
Il devra également respecter une obligation de pointage hebdomadaire au commissariat.
Son épouse, elle, fera l’objet d’un avertissement pénal probatoire, qui lui sera délivré par un délégué du procureur.