Arc France en redressement judiciaire : un nouveau coup dur social pour l’Audomarois

Arc France en redressement judiciaire : un nouveau coup dur social pour l’Audomarois
Arc International - Arc International
Nicolas MEROU 13:37 - 07 janvier 2026

C’est une annonce qui secoue une nouvelle fois le Pays de Saint-Omer. La verrerie Arc France, implantée à Arques et figure historique des arts de la table, a été placée ce mercredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lille Métropole. L’entreprise, qui emploie près de 3 900 salariés, fait face à une dégradation durable de son marché, sur fond de hausse des coûts de l’énergie et de baisse de la demande.

Une entreprise sous tension depuis plusieurs années

Malgré plusieurs plans de soutien successifs, associant l’État, la Région Hauts-de-France et des partenaires financiers, l’équilibre n’a pas été retrouvé. La direction reconnaît la nécessité d’une transformation profonde du modèle industriel, qui pourrait passer par des réorganisations et des réductions d’effectifs.

La période d’observation ouverte par le tribunal doit maintenant permettre de dresser un diagnostic précis et d’identifier les solutions de sauvetage possibles. D’ici là, la production se poursuit sur le site d’Arques.

Un projet de reprise déjà sur la table

Un projet est d’ores et déjà évoqué : celui porté par Timothée Durand, descendant de la famille fondatrice et ancien cadre de l’entreprise. Sa proposition de reprise est jugée "réaliste" par la direction et sera examinée dans le cadre de la procédure. D’autres offres pourraient également émerger au cours des prochaines semaines.

Accompagnement des salariés

Les services de l’État assurent un suivi rapproché. Le préfet du Pas-de-Calais a annoncé la tenue d’une réunion ce jeudi 8 janvier à 17h30 avec les organisations syndicales, la Région Hauts-de-France, le Département, la CAPSO, la communauté de communes du Pays de Lumbres et le maire d’Arques. Avev comme objectif de sécuriser les emplois au maximum et préparer l’avenir du site.

Un territoire de nouveau frappé

Après la fermeture récente de Wizpaper et la suppression de 147 postes, ce nouveau dossier suscite beaucoup d’inquiétude sur le bassin d’emploi audomarois. Les élus locaux appellent à une mobilisation collective pour préserver l’activité industrielle et éviter une hémorragie d’emplois.

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