Maquereau : un quota de cinq prises par jour pour les pêcheurs amateurs

Maquereau : un quota de cinq prises par jour pour les pêcheurs amateurs
Image d'illustration - Radio 6
Nicolas MEROU 15:00 - 17 février 2026

Coup de filet réglementaire pour les amateurs de pêche en mer. La ministre déléguée à la Mer et à la Pêche, Catherine Chabaud, a annoncé la mise en place prochaine d’un quota de cinq maquereaux par jour et par personne pour la pêche de loisir. Une mesure présentée comme un ajustement nécessaire dans un contexte de forte réduction des quotas européens pour les professionnels.

Des quotas européens drastiquement réduits

En décembre dernier, les pays de l’Union européenne se sont accordés sur une baisse importante des captures de maquereaux pour 2026. Sur les six premiers mois de l’année, les quotas ont été réduits de 70 % par rapport à 2025. Tout ce la pour tenter de préserver un stock fragilisé. Le maquereau de l’Atlantique, confronté au réchauffement climatique, a migré vers le nord. Il y a été fortement exploité, dans un contexte de tensions entre plusieurs pays pêcheurs. Résultat, la ressource s’est effondrée, mettant en péril certaines pêcheries.

Pas d’indemnisation prévue

Interrogée sur un éventuel soutien financier aux pêcheurs professionnels touchés par la baisse des quotas, la ministre a écarté cette possibilité. Elle a toutefois annoncé la distribution prochaine de 400 tonnes de maquereaux, sur un quota global d’environ 2 400 tonnes, aux marins les plus dépendants de cette espèce.

Cinq maquereaux maximum par jour

Pour éviter que la pêche de loisir ne concurrence les professionnels déjà contraints, la ministre a donc annoncé un plafond de cinq poissons par jour et par personne. Depuis le 12 février, les pêcheurs amateurs doivent par ailleurs déclarer leurs captures de certaines espèces sensibles, dont le maquereau, via l’application européenne RecFishing.

Une mesure contestée

La décision ne fait pas l’unanimité. Dans un communiqué publié ce 17 février à Quimperlé, la Fédération nationale de la pêche plaisance (FNPP) et la Confédération Mer & Liberté dénoncent une mesure "disproportionnée" et "scientifiquement non démontrée". Selon ces organisations, la pêche de loisir représente une part marginale des volumes prélevés face aux flottilles industrielles. Elles estiment qu’aucune étude publique ne prouverait qu’un seuil fixé à cinq maquereaux aurait un impact mesurable sur la ressource et demandent un plafond relevé à dix poissons par jour. Elles réclament également l’ouverture d’une concertation nationale sur la part réelle des prélèvements liés à la pêche amateur.

"Cinq maquereaux, c’est à peine 1 kilogramme de poisson. On ne sauve pas un stock
international attaqué par des usines flottantes avec un panier familial."

Envoyer un commentaire

Notre Facebook

TURF

Accéder

Rechercher un titre

à

météo

Accéder