ENTRETIEN : Olivier Lebreuilly veut "rénover sans tout casser" au Touquet

ENTRETIEN : Olivier Lebreuilly veut
Olivier Lebreuilly, candidat à l'élection municipale 2026 au Touquet - Radio 6
Nicolas MEROU 07:00 - 11 mars 2026

Ils sont cinq à briguer la mairie du Le Touquet-Paris-Plage. Parmi eux, Olivier Lebreuilly, 42 ans, chef d’entreprise. Déjà candidat en 2020, il a passé six ans dans l’opposition. Cette fois, il fédère un collectif baptisé Nous les Touquettois, avec une ligne claire : proposer une alternative au projet de front de mer porté par le maire sortant.

"75 millions d’euros, c’est trop"

Pourquoi vous opposer au projet actuel de front de mer ?

Olivier Lebreuilly : "Investir 75 millions d’euros pour tout casser, ça fait peur aux habitants. Ce n’est pas ce que souhaitent les Touquettois. Le front de mer est fonctionnel, mais pas très beau. Nous proposons un projet plus petit, pas sans ambition, mais basé sur la rénovation."

Pour lui, ces 75 millions pourraient être consacrés à d’autres priorités du quotidien.

"Un grand programme de petits travaux"

Le candidat détaille une série d’aménagements concrets : enfouissement des lignes électriques dans la forêt après les tempêtes, révision des fossés, amélioration de la base nautique, rénovation des installations du centre équestre et des courts de tennis. "Il y a beaucoup de choses à faire au quotidien pour améliorer la qualité de vie", insiste-t-il.

Mobilité et connexion au territoire

Côté mobilités, la liste propose des navettes circulant sept jours sur sept, de nouvelles pistes cyclables vers Étaples par la Canche ou vers Montreuil-sur-Mer, et un meilleur lien avec la gare. "Il faudra mettre un peu de pression à la SNCF et à la Région pour des trains à l’heure."

L’objectif est aussi d’attirer de nouveaux actifs capables de télétravailler. "Nous devons moderniser notre centre d’affaires : visioconférence, espaces performants, un centre d’affaires 2.0."

Attirer des entrepreneurs

Pour Olivier Lebreuilly, l’attractivité touristique doit évoluer vers l’installation de cadres dynamiques, quadras ou quinquas, venant de grandes métropoles. "Le Touquet offre une qualité de vie exceptionnelle. À nous de le faire savoir et de créer les conditions pour accueillir des entreprises." Sa méthode, gérer la ville et ses 500 agents "comme une entreprise", avec efficacité et pragmatisme. Il prévoit d'organiser un grand séminaire pour impulser le cap auprès des équipes municipales.

À quelques semaines du scrutin, le chef d’entreprise mise sur une approche qu’il veut réaliste et centrée sur le quotidien, face à un débat très clivant autour du front de mer.

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