Enquête à Dunkerque : des marins d’un navire de secours aux migrants accusés de propos racistes

Enquête à Dunkerque : des marins d’un navire de secours aux migrants accusés de propos racistes
Des propos racistes auraient tenus envers les migrants secours en mer à bord du Ridens. - crédit : préfecture maritime de la Manche et Mer du Nord.
Sébastien Foissel 08:30 - 10 mai 2026

Le parquet de Dunkerque a ouvert une enquête après un signalement visant des membres d’équipage du Ridens, navire affrété par l’État dans le détroit du Pas-de-Calais. Des propos racistes et des comportements pouvant mettre en danger des personnes secourues sont dénoncés.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Dunkerque après le signalement de faits graves à bord du Ridens, un navire engagé dans les opérations de secours aux migrants en Manche. Les investigations portent notamment sur des soupçons d’« injures publiques en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » et de « mise en danger de la vie d’autrui ».

Le signalement a été transmis à la justice le 13 avril par le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord. Selon les éléments rapportés, plusieurs membres d’équipage auraient tenu des propos racistes lors de missions menées en août et décembre 2025, alors que des migrants tentaient de rejoindre le Royaume-Uni par la mer.

Le Ridens, navire d’environ 40 mètres, est affrété par l’État depuis 2023 dans le Pas-de-Calais. Il appartient à la société privée SeaOwl et participe au dispositif de surveillance et de sauvetage dans une zone où les traversées de la Manche restent particulièrement dangereuses.

D’après les révélations du Monde et de Lighthouse Reports, reprises par plusieurs médias, certains comportements dénoncés concerneraient aussi les conditions d’accueil des personnes secourues à bord, notamment la distribution d’eau et de nourriture. La société SeaOwl a indiqué prendre ces accusations « très au sérieux » et avoir déclenché une enquête interne.

L’enquête judiciaire a été confiée au groupement de gendarmerie maritime de la Manche et de la mer du Nord. Elle devra permettre de vérifier les faits dénoncés et de déterminer précisément le statut des personnes mises en cause. Des mesures conservatoires ont été prises, selon la préfecture maritime.

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