Les députés votent à nouveau pour la nationalisation d’ArcelorMittal
L’Assemblée nationale a adopté ce jeudi une proposition de loi visant à nationaliser les activités françaises d’ArcelorMittal. Un deuxième vote obtenu sous la pression des syndicats, notamment de salariés venus de Dunkerque et de Mardyck, mais qui ne garantit pas encore une nationalisation effective du groupe sidérurgique.
À l’appel de la CGT, des salariés des sites de Dunkerque et de Mardyck s’étaient déplacés devant le Palais-Bourbon pour soutenir cette initiative et tenter de convaincre les députés de voter le texte.
Dans un communiqué, ArcelorMittal a dit « prendre acte » du vote tout en soulignant que la procédure législative n’est pas achevée. Le groupe rappelle que la proposition de loi doit encore poursuivre son parcours parlementaire et être adoptée dans les mêmes termes par les deux chambres avant une éventuelle entrée en vigueur.
L’entreprise maintient son opposition à une nationalisation, qu’elle qualifie de « fausse solution ». Elle met en avant les mesures récentes prises par l’Union européenne pour protéger la sidérurgie et rappelle ses investissements en France, notamment le projet de four électrique de Dunkerque, doté d’un budget de 1,3 milliard d’euros, ainsi que plusieurs centaines de millions d’euros engagés sur les sites de Mardyck, Fos-sur-Mer et du Creusot.
ArcelorMittal estime qu’une sortie du groupe fragiliserait les sites français, aujourd’hui intégrés à une organisation industrielle européenne. Le sidérurgiste affirme poursuivre son activité dans l’Hexagone et réitère sa volonté de « produire de l’acier en France »


