Dunkerquois : un enfant sur cinq serait concerné par des situations d’inceste, des élus ont découvert hier le fonctionnement du tribunal
L’affaire de la petite Lyhanna secoue la justice. Une vingtaine d’élus du Dunkerquois ont répondu, mercredi matin, à l’invitation de la procureure de la République et de la présidente du tribunal judiciaire de Dunkerque. Ils ont découvert le fonctionnement du palais de justice, mais aussi l’ampleur des dossiers liés aux violences et agressions sexuelles sur mineurs.
Le maire de Saint-Pol-sur-Mer, Christophe Claeys, est venu réclamer davantage d’informations avant le recrutement d’éducateurs :
Le maire de Bergues, Paul-Loup Tronquoy, souhaite également pouvoir connaître certaines condamnations afin d’éviter les risques de récidive :
Avec plus d’un millier de procédures en cours concernant des violences sexuelles sur mineurs, la procureure de Dunkerque, Charlotte Huet, n’a pas attendu l’affaire Lyhanna pour intensifier les investigations et interpeller des suspects dans d’autres dossiers :
En Flandre maritime, un enfant sur cinq serait concerné par des situations d’inceste, contre un sur dix au niveau national.
Selon la présidente du tribunal judiciaire, Stéphanie Clauss, la libération de la parole explique en partie l’augmentation du nombre d’affaires enregistrées :
Parmi les sept magistrats du parquet, trois sont chargés des signalements concernant les mineurs.
Côté civil, quatre juges des enfants traitent chacun près de 550 dossiers.
Au commissariat de Dunkerque, la brigade des mineurs ne compte que huit enquêteurs pour environ 750 affaires.
Point positif : le tribunal de Dunkerque ne connaît pas de retard dans l’enregistrement des dossiers. Il faut en moyenne entre trois à 4 mois pour qu’un jugement soit rendu.

