Incendie d’un bateau de migrants dans la Manche : 173 personnes secourues, aucun mort.
C'est le bilan définitif délivré par la Préfecture du Pas de Calais. Les migrants avaient refusé une première assistance en pleine nuit avant de reprendre leur traversée vers l'Angleterre. Quelques heures plus tard, leur embarcation a pris feu au large de Boulogne-sur-Mer. Au total, 173 personnes ont été prises en charge par les secours français et britanniques. Aucun mort n'est à déplorer, mais onze personnes ont été légèrement blessées.
L'intervention s'est déroulée en deux temps. Dans la nuit du 3 au 4 août, cinq migrants sont secourus à bord d'un small boat et ramenés au port de Boulogne-sur-Mer. Les autres passagers refusent l'assistance proposée par les autorités françaises et poursuivent leur traversée de la Manche.
Quelques heures plus tard, dans la matinée, la même embarcation prend feu alors qu'elle navigue à proximité de la limite des zones de recherche et de sauvetage françaises et britanniques. Les occupants se retrouvent en difficulté. Les secours français et britanniques interviennent immédiatement sous la coordination du CROSS Gris-Nez et de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.
Cent soixante-huit personnes sont secourues en mer puis débarquées dans l'après-midi à Boulogne-sur-Mer. Avec les cinq personnes ramenées à terre pendant la nuit, le bilan s'élève à 173 personnes prises en charge.
À quai, un important dispositif est mobilisé : une quarantaine de sapeurs-pompiers, des policiers, des équipes du SMUR, des interprètes et plusieurs associations mandatées par l'État. Onze personnes sont légèrement blessées. Trois d'entre elles sont transportées vers le centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer. Neuf autres sont prises en charge par la Police aux frontières.
Les personnes secourues reçoivent des vêtements secs, des repas et des boissons. Un hébergement est également proposé aux familles, aux femmes et aux personnes vulnérables, mais aucune ne l'accepte.
Dans son communiqué, le préfet du Pas-de-Calais salue la mobilisation des services de secours et rappelle que ce nouvel incident illustre « l'extrême dangerosité » des traversées clandestines de la Manche. Il dénonce également l'action des réseaux de passeurs, qui continuent, selon lui, de mettre en danger la vie de leurs passagers sur des embarcations précaires et surchargées.



