Mont-Saint-Frieux : accès interdits aux massifs, 3 pompiers blessés et toujours des questions sur l’origine du feu

Mont-Saint-Frieux : accès interdits aux massifs, 3 pompiers blessés et toujours des questions sur l’origine du feu
Les dunes au pied du Mont-Saint-Frieux ont subi d'importantes dégâts par le feu. - crédit : voix du nord Pool Pascal Bonniere
Sébastien Foissel 20:21 - 13 août 2026

La pression monte pour connaître l’origine des incendies qui ont touché le Mont-Saint-Frieux et Dannes. Les feux sont désormais contenus, mais pas encore fixés. Trois sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés et une maison a été détruite. Face à la situation, la préfecture interdit l’accès à plusieurs massifs forestiers et espaces dunaires jusqu’au 31 août.

Cette interdiction concerne les communes de Camiers, Condette, Dannes, Neufchâtel-Hardelot et Saint-Étienne-au-Mont, quel que soit le mode de déplacement.

La mesure doit permettre de faciliter le travail des secours, de renforcer la surveillance des secteurs touchés et de prévenir de nouveaux départs de feu. Les autorités demandent à la population de respecter strictement ces consignes et de ne pas se rendre à proximité des zones concernées.

Sur le terrain, les moyens restent importants. 232 sapeurs-pompiers ont été engagés depuis le début des incendies, avec des renforts venus de l’Aisne, du Nord, de l’Oise et de la Somme, ainsi que la brigade militaire de la sécurité civile. 70 gendarmes, un hélicoptère de reconnaissance, deux hélicoptères porteurs d’eau venus de Normandie et un avion Dash ont également été mobilisés.

Les moyens aériens ont permis de réaliser des progrès significatifs dans la maîtrise des flammes. Mais les feux restent contenus et non fixés, ce qui signifie que des reprises restent possibles.

Jeudi matin, des agriculteurs ont aussi apporté leur aide avec des citernes. 

L’origine des incendies toujours au cœur des interrogations


Une enquête est en cours pour déterminer précisément les circonstances du déclenchement des incendies. À ce stade, la préfecture insiste sur le fait qu’aucune hypothèse ne peut être privilégiée.

Mais plusieurs sources évoquent un contexte particulier dans le secteur : des tensions entre les forces de l’ordre et des migrants lors d’une tentative de traversée de la Manche, avant le déclenchement du ou des incendies.

Comme lors d'autres opérations destinées à empêcher des départs d'embarcations, des moyens lacrymogènes auraient notamment été utilisés. La question est désormais de savoir si cet épisode a précédé les départs de feu et, surtout, s'il existe un lien entre cette intervention et l'incendie.

Cette hypothèse avait déjà été évoquée par Radio 6 dans notre précédent article consacré au feu du Mont-Saint-Frieux. Elle reste, à ce stade, une piste qui doit être vérifiée par les enquêteurs, et non une cause établie.

La préfecture rappelle également que l’arrêté d’interdiction d’accès aux massifs avait été réactivé après avoir été temporairement suspendu pendant la période de fréquentation touristique. La mesure vise notamment à limiter la présence et l’installation de migrants en situation irrégulière dans les secteurs concernés, dans un objectif de sécurité et de prévention du risque incendie.

Les secours restent donc mobilisés, les investigations se poursuivent et l’accès aux massifs concernés restera interdit jusqu’au 31 août

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