Boulogne-sur-Mer : après les violences, LFI et les communistes se désolidarisent des débordements lycéens

Boulogne-sur-Mer : après les violences, LFI et les communistes se désolidarisent des débordements lycéens
Radio6
Jérôme Noël 15:00 - 02 octobre 2026

Après une matinée tendue autour des lycées de Boulogne-sur-Mer, les Jeunes Insoumis du Boulonnais et les communistes locaux condamnent les violences commises en marge de la mobilisation. S'ils continuent de saluer la mobilisation des lycéens pacifiques, ils appellent à la "dispersion du rassemblement" et se désolidarisent des suites du mouvement.

La mobilisation lycéenne a franchi un cap ce vendredi à Boulogne-sur-Mer.

Plusieurs centaines de jeunes, venus de différents établissements, se sont retrouvés notamment devant le lycée Mariette, principal point de rassemblement. Radio 6 a comptabilisé au moins 400 participants, un chiffre également confirmé par les forces de l’ordre.

Mais la matinée a été marquée par de nouvelles tensions : des projectiles ont été lancés en direction des policiers.

LFI et les communistes prennent leurs distances

Face à ces débordements, La France insoumise et les communistes, qui avaient jusqu’ici accompagné ou soutenu localement la mobilisation des lycéens, ont décidé de prendre leurs distances avec le mouvement.

Dans un communiqué, les formations politiques insistent sur le fait que, selon elles, "la majorité des lycéens sur place ont manifesté de manière pacifique".

En revanche, elles dénoncent le comportement d’une "minorité de personnes" qui aurait profité du rassemblement pour commettre des violences.

Les militants estiment également que les policiers ont globalement agi "dans le cadre de la loi" et les remercient pour leur calme ainsi que pour le dialogue maintenu tout au long de la mobilisation.

Les responsables politiques expliquent avoir annoncé la dispersion du rassemblement en début d’après-midi devant le lycée Cazin.

"Tout événement ultérieur à cet après-midi ne sera plus de notre fait. Il y a énormément de violences et d'interpellations, donc on souhaite se désolidariser", explique Yann Le Rolland, co-animateur LFI du Boulonnais.

La veille encore, pourtant, le jeune homme affichait clairement son soutien à la mobilisation lycéenne au micro Radio 6 :

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Jeudi, devant le lycée Mariette, le jeune communiste Émilien Oliveira se présentait même comme l'un des lycéens à l'initiative des actions et revendiquait la politisation du mouvement :

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Cette présence politique au sein du mouvement lycéen était vivement critiqué par plusieurs observateurs. Le proviseur du lycée Mariette, Hubert Féraré, relevait ce jeudi que certains slogans n’ont plus de rapport direct avec les conditions de vie des lycéens :

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La mobilisation lycéenne se poursuit donc sans ses soutiens politiques locaux, et dans un contexte désormais beaucoup plus tendu à Boulogne-sur-Mer.

Ce vendredi matin, six personnes ont été interpellées et placées en garde à vue suite à des violences sur les forces de l'ordre.





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