Pêche : les Hauts-de-France votent à l’unanimité pour éloigner les navires de plus de 25 mètres des côtes

Pêche : les Hauts-de-France votent à l’unanimité pour éloigner les navires de plus de 25 mètres des côtes
Navire-usine pêchant dans les Bancs de Flandres à moins de 12 milles nautiques de la côte française - BLOOM
ELISE CAUCHIN 10:35 - 06 octobre 2026

Le Conseil régional des Hauts-de-France a adopté à l’unanimité, lundi 5 octobre, un vœu demandant d’exclure les navires de plus de 25 mètres de la bande côtière des 12 milles. Une mesure destinée à protéger la pêche artisanale et côtière face aux navires industriels.

C’est un vote qui devrait être particulièrement suivi dans les ports de Boulogne-sur-mer, Etaples, Calais et Dunkerque. Les élus régionaux des Hauts-de-France se sont prononcés à l’unanimité en faveur d’une interdiction des navires de plus de 25 mètres dans les eaux situées à moins de 12 milles des côtes.

Le vœu, proposé par la majorité de Xavier Bertrand, vise notamment les grands navires industriels qui viennent pêcher dans les eaux de la Manche et de la mer du Nord.

Une pression supplémentaire sur le gouvernement

L’association BLOOM, engagée aux côtés des pêcheurs côtiers, se félicite de ce vote et demande désormais au gouvernement de passer à l’action.

Selon l’association, certains navires-usines peuvent atteindre 140 mètres de long et capturer jusqu’à 400 tonnes de poisson par jour. Leur présence, notamment durant la période hivernale, est régulièrement dénoncée par une partie des professionnels de la pêche.

BLOOM rappelle que la ministre de la Mer, Catherine Chabaud, avait annoncé en juin la possibilité d’exclure les navires de plus de 25 mètres de la bande des 12 milles si les pêcheurs en faisaient la demande.

La Région Normandie s’est également positionnée en faveur d’une telle mesure.

Un enjeu majeur pour la pêche locale

Pour les défenseurs de cette interdiction, l’objectif est de préserver les ressources mais aussi les emplois et l’avenir de la pêche côtière.

BLOOM cite notamment la situation de Dunkerque et la démolition de sa criée comme illustration des difficultés rencontrées par la filière.

Le vote des Hauts-de-France n’instaure toutefois pas lui-même l’interdiction : la Région demande au gouvernement de mettre en œuvre cette mesure.

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