Évacuation du campement du Virval à Calais : près de 200 migrants pris en charge ce matin
Ce mercredi, une importante opération d’évacuation a été menée dans la zone du Virval à Calais. Près de 200 migrants ont été pris en charge par les services de l’État. Une intervention qui s’inscrit dans la stratégie renforcée sur le littoral pour lutter contre les réseaux de passeurs et empêcher la reconstitution de campements.
Une nouvelle opération d’envergure à Calais
Ce mercredi 11 février 2026, sous l’autorité de François-Xavier Lauch, préfet du Pas-de-Calais, les services de l’État ont procédé à une nouvelle opération d’évacuation et de mise à l’abri des migrants installés dans la zone du Virval à Calais.
Il s’agit de la deuxième intervention de ce type depuis le début de l’année sur ce site. Selon les autorités, l’opération s’est déroulée dans le calme et sans incident majeur.
Le campement, occupé illégalement par environ 500 personnes, était considéré comme particulièrement préoccupant en raison de ses conditions de vie jugées indignes et de sa proximité immédiate avec l’autoroute, augmentant les risques d’accidents.
Une décision de justice à l’origine de l’évacuation
Cette intervention s’inscrit dans le cadre d’une procédure judiciaire engagée par Grand Calais Terres et Mers, propriétaire du terrain. Par une ordonnance rendue le 9 janvier 2026, le président du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer a ordonné la fin de l’occupation illégale du site.
Le préfet a ainsi accordé le concours de la force publique pour procéder à l’évacuation. Une première opération d’envergure avait déjà été menée le 30 janvier dernier sur le même fondement juridique.
163 personnes mises à l’abri, 26 interpellations
Sur place, une solution de mise à l’abri a été proposée aux personnes présentes, sur la base du volontariat. Au total, 163 migrants ont accepté cette prise en charge. Ils seront orientés vers des centres d’accueil et d’examen des situations (CAES) du Pas-de-Calais et plus largement de la région Hauts-de-France, afin de bénéficier d’un accompagnement adapté à leur situation administrative et sociale.
Par ailleurs, 26 personnes en situation irrégulière ont été interpellées afin de procéder à la vérification de leur droit au séjour.
Les autorités soulignent que la configuration du site favorisait également l’emprise des réseaux de passeurs, exploitant la vulnérabilité des migrants. Le campement générait aussi des troubles pour les riverains, le centre hospitalier voisin et les entreprises implantées à proximité.
Des travaux pour éviter toute réimplantation
L’agglomération a annoncé la poursuite de travaux de réaménagement et de sécurisation du terrain afin d’éviter toute réinstallation de campement de grande ampleur.
Pour l’État, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie globale sur le littoral : lutter contre les filières de passeurs, prévenir les drames humains en mer, assurer une prise en charge humanitaire et garantir le maintien de l’ordre public.
Alors que la pression migratoire reste forte à Calais, cette nouvelle évacuation marque une nouvelle étape dans la gestion d’un dossier sensible, au cœur des enjeux sécuritaires et humanitaires du littoral nord.
