Aux urgences du CHAM, l’alcool pèse lourd sur l’activité quotidienne

Aux urgences du CHAM, l’alcool pèse lourd sur l’activité quotidienne
Les Urgences du CHAM de Rang-du-Fliers - Radio 6
Nicolas MEROU 07:10 - 05 février 2026

On parle souvent du manque de personnel pour expliquer la saturation des services d’urgences. Mais au Centre hospitalier de l’arrondissement de Montreuil (CHAM), à Rang-du-Fliers, un autre facteur pèse lourdement sur l’activité : la consommation d’alcool. Chaque année, plus de 30 000 patients sont pris en charge par une équipe d’environ soixante professionnels, régulièrement confrontée à des pics de tension.

30% des passages aux Urgence à cause de l'Alcool

Selon les soignants, près d’un tiers des passages aux urgences pourraient être évités si la consommation d’alcool était plus modérée. "Environ 30 % des passages sont liés à l’alcool, de façon directe ou indirecte", explique Anne Vanier, infirmière au CHAM et membre de l’équipe de liaison et de soins en addictologie, le dispositif ELSA. Cela concerne aussi bien des états d’ivresse que des chutes ou des accidents favorisés par l’alcool.

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Prévenir plutôt que subir

Face à ce constat, les urgentistes proposent régulièrement aux patients concernés de rencontrer l’équipe ELSA. Une démarche qui porte ses fruits. "Quand une personne accepte un entretien, même préventif, on observe une baisse significative des passages répétés aux urgences", souligne Anne Vanier. L’objectif n’est pas de contraindre, mais d’ouvrir le dialogue et de sensibiliser sur les risques, parfois méconnus, liés à l’alcool. Cette approche repose sur la proximité et l’écoute. Les infirmières du dispositif interviennent directement dans les services, à la rencontre des patients, pour proposer un accompagnement adapté, avec ou sans suivi à long terme.

Un accompagnement de proximité dans le Montreillois

Pour aller plus loin, le CHAM s’appuie sur quatre lieux de consultation répartis sur le territoire : Berck, Rang-du-Fliers, Étaples et Hesdin. "Notre mission, c’est à la fois la prévention et la prise en charge des addictions, avec ou sans produit, toujours à la demande des patients", précise Sandrine Gladieux, infirmière au sein du dispositif ELSA. Les patients peuvent ainsi bénéficier d’un suivi au plus près de leur domicile, un élément clé pour favoriser l’adhésion et la continuité des soins.

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Plusieurs structures d’addictologie sont accessibles sur le territoire pour un accompagnement confidentiel et gratuit :
Le CSAPA de Berck-sur-Mer, situé impasse Carnot, accueille le public du lundi au vendredi de 9h10 à 13h et de 13h30 à 17h (tél. 03 21 09 11 50). Un second site est ouvert à Étaples-sur-Mer, rue Codron Carlu, aux mêmes horaires (tél. 03 21 94 18 69).
Au Centre hospitalier de l’arrondissement de Montreuil (CHAM) à Rang-du-Fliers, des consultations hospitalières en addictologie (CHA) sont proposées du lundi au vendredi de 9h10 à 17h (tél. 03 21 89 38 68 ou 03 21 89 69 18), ainsi que l’intervention de l’équipe de liaison et de soins en addictologie (ELSA), présente les lundis, mardis et jeudis.
Des consultations avancées sont également assurées à Hesdin (CH Hesdin, boulevard Richelieu, le lundi de 9h30 à 16h) et à Fruges (hôpital de jour, avenue François-Mitterrand, le mercredi de 10h à 16h).

À Rang-du-Fliers, où les urgences tournent souvent à flux tendu, cette stratégie apparaît comme un levier essentiel pour désengorger le service, améliorer la qualité de la prise en charge et rappeler que la prévention reste l’un des meilleurs remèdes à la saturation hospitalière.

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