Manifestation contre la vie chère : une mobilisation limitée à Calais, Boulogne, Amiens et Dunkerque.
Ils étaient peu nombreux à battre le pavé, samedi, pour dénoncer la vie chère. Une vingtaine de personnes à Boulogne-sur-Mer, une centaine à Calais et plus de 200 à Dunkerque. À Amiens, quelques centaines de manifestants se sont également rassemblés à l’appel des syndicats.
Les mobilisations ont été marquées par une forte présence policière dans certaines villes et des revendications qui dépassaient la seule question du pouvoir d’achat.
À Boulogne-sur-Mer, une vingtaine de personnes ont bravé l’interdiction de manifester en milieu de matinée. Le rassemblement s’est ensuite prolongé par un barrage filtrant sur le boulevard Daunou.
À Calais, le dispositif policier était particulièrement visible. L’hôtel de ville était placé sous surveillance, tandis que certains accès latéraux et le Grand Théâtre avaient été condamnés. Des unités de CRS veillaient également sur le boulevard. À proximité du centre commercial Calais Cœur de Vie, un groupe de jeunes, vêtus de noir et souvent encapuchonnés, a fait l’objet de contrôles.
Malgré ce dispositif, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le Grand Théâtre. Après une trentaine de minutes, le cortège s’est élancé sur le boulevard Lafayette en direction de la place Crèvecœur. Au fil des pancartes et des slogans, les revendications étaient multiples : dénonciation de la vie chère, mais aussi opposition aux expulsions.
À Dunkerque, plus de 200 personnes se sont retrouvées place Jean-Bart en début d’après-midi, avant de défiler dans les rues de la cité corsaire, derrière les banderoles des syndicats.
À Amiens, enfin, quelques centaines de personnes ont répondu à l’appel des organisations syndicales. Le rassemblement a débuté par un hommage aux victimes de la fusillade de Trappes, dans les Yvelines, suivi d’une minute de silence, avant la mobilisation contre la vie chère.

