Dunkerque : Le syndicat UFAP-UNSA Justice reçu par le sous-préfet durant une heure...

Dunkerque : Le syndicat UFAP-UNSA Justice reçu par le sous-préfet durant une heure...
Le sous-préfet de Dunkerque Frédéric Loiseau a reçu le syndicat pénitentaire sur le sujet du centre de Dunkerque. - crédit : UFA UNSA Justice
Sébastien Foissel 15:30 - 13 janvier 2026

Les difficultés rencontrées à la maison d’arrêt de Dunkerque ont été exposées mercredi dernier au sous-préfet Frédéric Loiseau par le syndicat UFAP UNSa Justice. La hausse des agressions, la surpopulation carcérale, le manque de personnel et les projections quotidiennes d’objets interdits sont autant de dysfonctionnements qui, selon le syndicat, illustrent les limites de l’établissement actuel.

Lors de cet entretien, les représentants UFAP UNSa Justice ont tenu à mener les débats en remontant les problématiques suivantes :

Le nombre d’agressions en nette augmentation, dû en grande partie à la surpopulation carcérale et aux profils de certains détenus.


La surpopulation carcérale, même si un léger mieux se fait ressentir ces derniers temps les personnels ont trop souffert de cette situation rendue encore plus complexe par un hébergement en dortoirs.


Le changement de profil de la population pénale, avec de plus en plus de détenus de la métropole lilloise ainsi que des détenus de passage pour l’Angleterre.


Le nombre trop important de projections extérieures. "Pas une journée (ou nuit) sans projection, c’est inacceptable. Notre détention est remplie d’objets interdits en tous genres venant de projections (téléphones, drogues, etc…)."

Le manque de personnel de surveillance entraine une explosion des compteurs d’heures supplémentaires. "Même si 5 agents sont prévus pour la prochaine campagne de mobilité, nous savons déjà que cela sera insuffisant pour combler les carences. Depuis la parution de ces 5 postes, il y a déjà eu trois départs en retraite et d’autres sont à prévoir cette année, l’avenir s’annonce donc toujours aussi sombre…"


Le manque de caméras. "Nous avons demandé la possibilité d’augmenter le nombre de caméras donnant sur l’extérieur notamment dans la rue des arbres avec des images utilisables par la pénitentiaire mais aussi la police nationale et municipale. Nous avons aussi dénoncé les trop nombreuses zones sans surveillance vidéo au sein de notre détention, favorisant l’isolement des agents, et les exposant encore plus en cas d’agression."


Quid du devenir de l’ancienne école. "L’école collée à notre établissement est propriété de l’administration pénitentiaire mais rien n’avance. Comment l’administration peut-elle acheter des bâtiments pour les laisser vides et inoccupés, surtout quand on sait que les personnels administratifs (ou les agents de journée) n’ont aucun local pour se restaurer et que les OS n’ont pas de bureau syndical. Les PA sont contraints d’exercer leurs fonctions dans des locaux trop exigus, et doivent mettre 40 minutes aller-retour pour se restaurer !"

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