Municipales 2026: les 6 propositions de Nathalie Rossi, candidate à Abbeville
Nathalie Rossi, 57 ans, rédactrice, conduit la liste "Lutte ouvrière - Le camp des travailleurs" à Abbeville, où elle milite depuis plus de 20 ans. Elle se présente sous l’étiquette d’extrême gauche, au nom de Lutte ouvrière.
Qui êtes-vous ?
Je suis Nathalie Rossi, j'ai 57 ans et je suis rédactrice. Je conduis la liste Lutte ouvrière - Le camp des travailleurs à Abbeville où je milite depuis plus de 20 ans.
Votre regard sur le mandat écoulé
Pour les travailleurs et les classes populaires le bilan c'est qu'on travaille toujours plus sans réussir à faire vivre nos familles correctement. A Abbeville comme ailleurs. Les communes ne peuvent pas s'opposer à cette politique générale des capitalistes, mais elles peuvent au moins faire passer en premier les intérêts des quartiers populaires.
Vos six priorités pour la commune
Je veux d'abord dire qu'on ne peut pas repeindre la vie en rose à l'échelle d'une ville dans cette société capitaliste où la guerre commerciale nous mène à la guerre tout court.
- Notre priorité numéro 1 sera d'être le relais des intérêts et des mobilisations des travailleurs et de dénoncer tout ce qui ne va pas dans le sens de leurs intérêts.
- Notre priorité c'est de dire le contraire de tous les candidats qui se prétendent apolitiques et guidés par les intérêts d'Abbeville. Nous disons aux travailleurs qu'il faut prendre conscience que les problèmes locaux et les problèmes nationaux ne font qu'un, qu'il n'y aura pas de vie quotidienne apaisée et tranquille dans une société où les travailleurs "essentiels" doivent se contenter de survivre avec des salaires ridicules, ou accepter d'être jetés au chômage quand les actionnaires trouvent qu'il n'est plus assez rentable de les exploiter.
- Le pouvoir d'achat en berne, les moyens insuffisants pour l'éducation ou la santé, les problèmes de transport ou de sécurité dans les quartiers empoisonnent la vie quotidienne des travailleurs. Mais pour s'y attaquer, il faudra que les travailleurs eux-mêmes s'organisent et se mobilisent : une municipalité Lutte ouvrière irait dans le sens de favoriser au maximum toutes leurs actions.
Quelle maire serez-vous ?
Une élue qui dira d'abord aux travailleurs, suivant les paroles de l'Internationale, chant du mouvement ouvrier : "Il n'est pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César, ni tribun" et j'ajouterais "ni maire ou élu" ! Pour qu'on soit une municipalité combattante, au service des intérêts du monde du travail, il faudra l'implication de la population. Je serai une élue sous le contrôle des quartiers populaires, qui mettra la population au courant de tout ce qu'elle voit, de tout ce qu'elle connaît.
Un message aux électeurs
Le monde du travail croule sous les problèmes : fins de mois, logement, éducation, manque de moyens pour la santé...Dans certains quartiers, la vie des habitants est pourrie par les trafics et les incivilités. Tous ces problèmes s'aggraveront et continueront tant que les travailleurs ne prendront pas leur sort en main. Voter Lutte ouvrière c'est dire que le monde du travail doit faire entendre ses intérêts et défendre une politique pour changer toute la société.
Une réunion publique est prévue le samedi 7 mars, à 15h30 à Abbeville (lieu à venir)
