ENTRETIEN - A Saint-Martin-Boulogne, Pascale Lebon dénonce une "gestion désastreuse" et dévoile ses projets

ENTRETIEN - A Saint-Martin-Boulogne, Pascale Lebon dénonce une
Pascale Lebon - Radio 6
Jérôme Noël 07:20 - 03 mars 2026

Candidate aux élections municipales de 2026 à Saint-Martin-Boulogne, Pascale Lebon repart en campagne après une courte défaite en 2020. La conseillère municipale d’opposition fustige la gestion de la majorité sortante, pointe des dépenses qu’elle juge injustifiées et dévoile ses priorités, entre cadre de vie, voirie et avenir de la friche Geldis.

Bilan, projets... Entretien avec Pascale Lebon au micro Radio 6:

La campagne s'anime un peu à Saint-Martin-Boulogne. Pascale Lebon, conseillère municipale d’opposition et conseillère communautaire, officialise sa candidature et ne mâche pas ses mots. Battue de 31 voix en 2020, elle affirme avoir "résisté pendant six ans" sans moyens financiers ni humains, au nom des électeurs qui lui ont fait confiance.

Selon elle, l’opposition aurait été volontairement mise à l’écart de la communication municipale. Pascale Lebon évoque des photos coupées, une absence dans les publications officielles et un manque d’information sur les événements locaux. Des pratiques qu’elle juge "antidémocratiques".

Friche Geldis, finances, projets inachevés : la charge contre la majorité

La candidate s’attaque frontalement au bilan du maire sortant, Raphaël Jules. Elle dénonce une gestion "désastreuse" et s’interroge sur l’utilisation des finances communales.

Dans son viseur, l’achat de la friche Geldis en début de mandat. Selon elle, cette acquisition aurait empêché l’installation d’une entreprise privée, sans qu’un projet concret ne voie le jour depuis. "Six ans à l’abandon", affirme-t-elle, pointant un manque de concertation et de visibilité.

Autre sujet de discorde: les finances. Pascale Lebon évoque un excédent de plusieurs millions d’euros en 2020, suivi d’un emprunt de 3 millions d’euros et d’une recette exceptionnelle liée à la vente d’un établissement au groupe Vivalto. "Faites le calcul", lance-t-elle, estimant que "beaucoup d’argent a été dépensé" sans résultats visibles.

Elle critique également la rénovation de l’espace Brassens, qu’elle juge inachevée, notamment en raison d’une toiture qui n’aurait pas été remplacée malgré des objectifs affichés d’économies d’énergie.

Cadre de vie, voirie et concertation : ses priorités pour 2026

Si elle est élue maire de Saint-Martin-Boulogne, Pascale Lebon promet de faire du cadre de vie sa priorité absolue. Elle évoque une ville "triste", un manque de propreté et des voiries dégradées, trottoirs compris, qu’elle juge parfois dangereuses pour les piétons.

Elle annonce vouloir lancer un grand plan de circulation, de stationnement et de réfection des voiries à l’échelle de toute la commune. Objectif: analyser les problèmes quartier par quartier, sans créer de nouvelles difficultés ailleurs.

Concernant la friche Geldis, elle avance l’idée d’un foyer pour personnes âgées, en lien avec des investisseurs déjà approchés. 

Mais son engagement phare, assure-t-elle, sera la concertation. "Mettre vraiment les habitants au cœur des décisions", promet-elle, en organisant des échanges pour identifier les besoins précis de chaque quartier.

Une liste d’ouverture à dominante socialiste

Pascale Lebon ne cache pas son étiquette socialiste. Elle revendique son appartenance au Parti socialiste, tout en présentant une "liste d’ouverture citoyenne". Selon elle, la majorité de ses colistiers ne sont pas encartés.

Elle rejette par ailleurs l’idée d’un duel entre deux listes de gauche à Saint-Martin-Boulogne. Elle estime que la majorité actuelle ne peut plus être qualifiée de gauche, en raison de soutiens et d’alliances avec des élus issus du Modem ou de Renaissance.

Pas de doute: la bataille pour la mairie de Saint-Martin-Boulogne est bel et bien lancée.

 

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