Plus de 100 migrants secourus au large de Dunkerque et de la Baie de Somme

Plus de 100 migrants secourus au large de Dunkerque et de la Baie de Somme
photo d'illustration - RADIO 6
ELISE CAUCHIN 07:11 - 09 avril 2026

Dans la nuit de mardi à mercredi, une embarcation en difficulté a mobilisé d’importants moyens au départ de Dunkerque, avec 79 personnes finalement prises en charge après une panne. Plus tard, 23 autres migrants ont été secourus au large de la Baie de Somme et débarqués au port de Boulogne-sur-Mer.

La nuit de mardi à mercredi a été marquée par une série d’interventions coordonnées par le CROSS Gris-Nez, au large des côtes du Nord et de la Somme. Plusieurs embarcations de migrants, souvent précaires et surchargées, ont nécessité l’engagement rapide des secours en mer.

Au départ de Dunkerque, une première alerte est donnée par le sémaphore. Une embarcation est repérée à la sortie du port de Dunkerque-Est. Très vite, le dispositif se met en place. Le patrouilleur Ridens est mobilisé pour assurer la surveillance, tandis que l’embarcation se dirige vers la plage de Malo-les-Bains afin d’embarquer d’autres personnes dans des conditions jugées chaotiques.

Face à la situation, les secours renforcent leur présence avec l’intervention du semi-rigide Oyapock. En fin de nuit, une première opération permet de secourir 12 personnes. Peu après, l’embarcation tombe en panne. Les 67 migrants restés à bord sont alors récupérés par les équipes en mer. Au total, 79 personnes sont ramenées à Dunkerque dans la matinée, où elles sont prises en charge par les secours à terre.

Quelques heures plus tard, une nouvelle opération est déclenchée, cette fois dans le secteur de la Baie de Somme. Alerté par la gendarmerie, le CROSS engage un avion de surveillance ainsi que le navire Armoise. Sur place, 23 personnes demandent assistance. Elles sont secourues puis débarquées au port de Boulogne-sur-Mer.

Ces interventions illustrent une réalité bien connue des autorités : les migrants refusent souvent l’assistance des secours français tant que leur embarcation reste à flot. Ce n’est qu’en situation critique qu’ils acceptent d’être pris en charge. Une stratégie risquée, accentuée par la fragilité des bateaux utilisés, généralement surchargés.

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