Blocage des prisons de Longuenesse et Dunkerque : un mouvement coup de poing dès ce lundi matin
La tension monte dans les établissements pénitentiaires des Hauts-de-France. Les syndicats annoncent un blocage des prisons de Longuenesse et Dunkerque dès demain matin pour dénoncer des conditions de travail jugées “désastreuses”.
Le mouvement s’annonce particulièrement suivi. Dès ce lundi matin, les prisons de Longuenesse et Dunkerque devraient être bloquées à l’appel de plusieurs organisations syndicales pénitentiaires. Une mobilisation qui s’inscrit dans un contexte de ras-le-bol généralisé chez les surveillants et personnels administratifs.
Depuis plusieurs semaines, les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Ils dénoncent un manque criant d’effectifs, avec plusieurs milliers de postes vacants au niveau national, mais aussi une surpopulation carcérale qui ne cesse de s’aggraver. Dans certains établissements, la situation devient critique, avec des conditions de travail jugées intenables par les agents.
Une mobilisation pour dénoncer l’urgence
Les établissements de Longuenesse et Dunkerque ne font pas exception. Les personnels évoquent une pression quotidienne, accentuée par le manque de moyens humains et matériels. La surpopulation carcérale complique encore davantage la gestion des détenus, générant tensions et risques accrus.
Les syndicats dénoncent également une absence de réponse rapide des autorités face à cette situation. Selon eux, les mesures prises jusqu’à présent restent insuffisantes et ne répondent pas à l’urgence du terrain.
Des blocages pour se faire entendre
Le blocage annoncé vise à marquer les esprits. Les accès aux établissements pourraient être fortement perturbés, avec des conséquences sur les activités internes, notamment les transfèrements ou les parloirs.
Les représentants syndicaux affirment ne plus vouloir “attendre” face à une situation qui se dégrade depuis plusieurs années. Ils réclament notamment le recrutement massif de personnels, ainsi que des mesures concrètes pour désengorger les prisons.
Un mouvement qui pourrait s’étendre
Si aucune réponse rapide n’est apportée, ce mouvement pourrait faire tache d’huile dans d’autres établissements de la région, voire au niveau national. Les prochains jours seront donc déterminants pour l’évolution de cette mobilisation.
Dans les Hauts-de-France, la journée de lundi s’annonce sous haute tension dans le milieu pénitentiaire.
