Marine Le Pen condamnée en appel : sa candidature en 2027 reste juridiquement possible, mais politiquement incertaine
La cour d’appel de Paris a confirmé la culpabilité de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, tout en réduisant sa peine d’inéligibilité. Une décision qui pourrait lui permettre de rester dans la course à la présidentielle de 2027, mais la condamnation à un an de bracelet électronique complique fortement la suite.
Marine Le Pen est fixée sur son sort judiciaire. La cour d’appel de Paris a confirmé sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, devenu Rassemblement national.
Elle était poursuivie pour des faits liés à l’utilisation de fonds européens destinés à rémunérer des assistants parlementaires.
La peine d’inéligibilité a été réduite par rapport à la première instance. Selon les premiers éléments publiés ce mardi, Marine Le Pen est condamnée à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 mois avec sursis.
Cette décision pourrait donc, en principe, lui permettre d’être candidate à l’élection présidentielle de 2027.
Un bracelet électronique pendant un an
La cour d’appel a également condamné la cheffe de file du RN à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis, avec un an sous bracelet électronique. C’est ce point qui rend la situation politique plus délicate, Marine Le Pen ayant déjà indiqué qu’elle ne souhaitait pas faire campagne dans ces conditions.
Cette décision relance donc la question de sa candidature en 2027. Si l’obstacle juridique semble moins lourd qu’en première instance, l’obstacle politique demeure important.
Le nom de Jordan Bardella revient plus que jamais comme possible recours pour le Rassemblement national en cas de renoncement de Marine Le Pen.

