Alerte à la bombe au collège de Wimille : un adolescent de 15 ans interpellé après une trentaine de fausses alertes
Un mineur de 15 ans, domicilié à Wimereux, a été interpellé dans le cadre de l’enquête ouverte après l’alerte à la bombe au collège Pilâtre-de-Rozier de Wimille, le 22 juin dernier. Les investigations l’ont relié à une trentaine d’appels fantaisistes dans plusieurs établissements à travers la France.
L’affaire avait entraîné une importante mobilisation des forces de l’ordre à Wimille. Le 22 juin dernier, le collège Pilâtre-de-Rozier avait été évacué après une alerte à la bombe.
Plusieurs centaines d’élèves avaient dû quitter l’établissement, le temps de procéder aux vérifications nécessaires.
Une enquête avait aussitôt été ouverte par les policiers de Boulogne-sur-Mer.
Les investigations ont permis de faire le lien avec un autre service de police, basé dans les Yvelines, lui aussi saisi pour des faits similaires.
Les enquêteurs ont alors découvert que l’auteur présumé de l’appel visant Wimille serait également impliqué dans de nombreuses autres fausses alertes sur le territoire national.
Une trentaine d’appels recensés
L’adolescent, âgé de 15 ans et domicilié chez sa mère à Wimereux, a été interpellé le 8 juillet dernier par les policiers boulonnais, avec l’appui des enquêteurs des Yvelines.
Il a été placé en garde à vue au commissariat de Boulogne-sur-Mer.
Les exploitations techniques, notamment sur son matériel informatique, auraient permis de le relier à une trentaine d’appels fantaisistes.
Ces faits relèvent de ce que les policiers appellent le « swatting », c’est-à-dire de fausses alertes visant à déclencher inutilement l’intervention des services de l’État ou des secours.
Selon la police, les appels visaient des lieux très différents, parfois situés dans de petites communes, dans plusieurs régions de France.
Convoqué devant le juge des enfants en octobre
À l’issue de sa garde à vue, le mineur a fait l’objet d’une mesure éducative judiciaire provisoire.
Il lui est notamment interdit de se trouver sur la voie publique entre 20h et 7h sans être accompagné d’un tuteur.
Un placement auprès de la Protection judiciaire de la jeunesse ou de l’Aide sociale à l’enfance a également été décidé.
L’adolescent devra s’expliquer devant le juge des enfants, au tribunal pour enfants de Boulogne-sur-Mer, début octobre.
Le commissariat de Boulogne-sur-Mer a également déposé plainte, les fausses alertes ayant généré d’importants moyens humains et matériels.



