Tropicalia abandonné dans le Montreuillois : “Pas de fonds, pas de projet”, confie son fondateur
Le projet de serre tropicale géante Tropicalia ne verra finalement pas le jour dans le Montreuillois. Après dix ans de travail, Cédric Guérin, président fondateur d’Opale Tropical Concept, explique que le financement nécessaire n’a pas pu être réuni. Le concept pourrait désormais être revendu pour être développé ailleurs, à l’international.
C’est la fin d’un long feuilleton pour Tropicalia dans le Montreuillois. Le projet de serre tropicale géante, imaginé depuis près de dix ans, ne verra finalement pas le jour sur le site initialement prévu. Cédric Guérin, président fondateur de la société Opale Tropical Concept, l’a confirmé à Radio 6.
Le porteur du projet évoque une raison principale : le financement. “On s’est heurté à la réalité du terrain, le financement tout simplement”, explique Cédric Guérin.
Malgré un permis de construire purgé des recours et le soutien affiché de la communauté d’agglomération, les fonds n’ont pas pu être levés à l’étranger comme espéré. “Pas de fonds, pas de projet”, résume-t-il.
Un projet estimé à près de 100 millions d’euros
Pour voir le jour, Tropicalia nécessitait un investissement global d’un peu moins de 100 millions d’euros. Cette enveloppe devait permettre l’achat du terrain, la construction, la mise en exploitation et l’ensemble des aménagements nécessaires.
Selon Cédric Guérin, la Région n'aurait pas suffisamment soutenu le projet :
Le fondateur de Tropicalia affirme qu’une banque d’affaires internationale a été mobilisée pendant plus de deux ans. De nombreuses marques d’intérêt auraient été exprimées, mais souvent par des pays souhaitant accueillir eux-mêmes le projet sur leur territoire.
“Beaucoup de déception” après dix ans de travail
Cédric Guérin ne cache pas sa déception. “Ça fait quand même dix ans avec l’équipe qu’on travaille sur le projet”, confie-t-il. Il décrit Tropicalia comme un projet mêlant écotourisme, innovation et technologie de recyclage thermique.
Pour lui, le concept avait tout pour fonctionner dans le Montreuillois. Il cite notamment l’engouement autour d’autres serres tropicales en Europe, comme celle de Pairi Daiza en Belgique. “On peut se demander pourquoi ce projet n’aboutit pas aujourd’hui ici, dans le Montreuillois, alors que tout était prévu pour que ça fonctionne très bien”, regrette-t-il.
Cet abandon est aussi un coup dur pour Claude Coin, le maire de Rang-du-Fliers:
L'élu va devoir trouver une autre utilisation pour la friche du champ du Gretz:
Tropicalia pourrait renaître ailleurs
Si le projet est abandonné sur le site initial, son histoire n’est peut-être pas totalement terminée. Cédric Guérin et son équipe souhaitent désormais valoriser le travail réalisé depuis dix ans en revendant le concept.
Selon lui, Tropicalia dispose déjà d’une notoriété internationale, notamment grâce à des prix d’architecture et à un concept “clés en main”. Le projet pourrait donc intéresser des acteurs du tourisme à l’étranger.
L’objectif est désormais clair : trouver une autre entité capable d’exploiter Tropicalia ailleurs. Mais pour le Montreuillois, sauf arrivée surprise d’un investisseur capable de financer immédiatement le projet, la serre tropicale géante ne verra pas le jour.





