Centrale nucléaire de Gravelines : Greenpeace s’attend à payer plus de 800 000 euros après l’intrusion de douze militants en 2024.
EDF réclame précisément 804 958 euros à l’association et aux militants, dont 500 000 euros au titre du préjudice moral et près de 290 000 euros pour des dégâts matériels. L’audience sur les intérêts civils se tient demain à Dunkerque.
En octobre 2024, Greenpeace avait mené une action spectaculaire à la centrale nucléaire de Gravelines. Une quarantaine d’activistes avaient pénétré dans le périmètre de la centrale, avec des bateaux dans le canal de rejet et de la peinture bleue devant les portes-écluses. L’association dénonçait alors le risque de montée des eaux et le projet de construction de deux nouveaux réacteurs. Vingt-cinq militants avaient été interpellés, dont douze placés en garde à vue.
En septembre 2025, Greenpeace France avait été condamnée à 30 000 euros d’amende, et les militants à 800 euros chacun.
L’association conteste aujourd’hui les demandes d’EDF, qu’elle juge disproportionnées.

