“On fait un repas sur deux” : face au prix des fruits et des légumes, les consommateurs s'étranglent
Des nectarines à 6 euros le kilo, des choux-fleurs à 5 euros pièce ou bien encore le kilo de poireaux à plus de 4 euros… Face à l’inflation des prix sur les fruits et les légumes, les clients de la région tombent dans les pommes… et finissent sans un radis ! La sécheresse de cet été a fait chuter les productions et fait exploser les prix dans les rayons. Radio 6 est allé recueillir vos impressions.
Sur le marché de la place Dalton, Marie-Claire a le panier un peu moins rempli que d'habitude: "Trois clémentines, deux carottes, une courgette et une aubergine et un seul poivron. Je prenais en plein avant, mais plus maintenant, tout a augmenté" regrette-t-elle.
A tel point que la Boulonnaise a du faire un choix difficile : "On mange un repas sur deux. C'est dur, mais c'est comme ça" explique-t-elle. Il faut se serrer la ceinture pendant que l'État fait des grands banquets, des belles toilettes. Nous, on achète ce qui a déjà été mis et on mange quand on peut"
Valérie, elle, fait d'autres sacrifices : "Disons qu'on va faire moins de sorties, peut-être moins de restos, mais au niveau alimentation quotidienne, on a notre marchand de légumes de Desvres. Au niveau tarif, c'est quand même intéressant".
Si les petits producteurs locaux parviennent à maintenir des prix raisonnables, ce n'est pas le cas dans les rayons des supermarchés et sur les étals des primeurs. "Les tomates, elles sont au moins à 4 € ; avant, on pouvait les avoir à 2 €. Les poivrons, à un moment donné, on les vendait presque à 6 € le kilo" liste Monica, vendeuse sur le marché.
Conséquence : les clients achètent moins, le chiffre d'affaires est en baisse. Alors pour tenter de limiter la note, les commerçants se tournent vers les produits importés. "Souvent, on prend de l'étranger pour les clients, parce que quand on vient me demander le produit français, quand ils voient le prix, ils le prennent plus" souligne Monica.
Avec la crainte de nouvelles hausses dans les semaines à venir, la recette de légumes tendance de cet automne risque bien d'être la soupe à la grimace...

