À Calais, dans quel état sont les bâtiments de la Cité internationale de la dentelle et ses réserves ?
La question s'est invitée hier soir au conseil municipal de Calais, alors que Caroline Matra, l'adjointe à la culture, présentait le rapport de la Chambre régionale des comptes aux élus. Un rapport inquiétant sur des fuites d'eau et des salles en péril. La majorité assure avoir déjà commencé à y répondre. L'opposition, elle, juge le rapport beaucoup plus sévère.
Le constat inquiète l'opposition. Jean-Philippe Lannoy, élu de La France insoumise, juge le rapport « accablant ».
La Cité internationale de la dentelle a ouvert en 2009. Construite sur l'ancienne usine Boulard, elle souffrirait du vieillissement de sa structure. Les réserves des collections, situées dans d'anciens bâtiments industriels à un autre endroit de la ville, sont elles aussi concernées.
La majorité défend des travaux déjà réalisés. Frédéric Hénot, adjoint au maire :
700 000 euros ont été investis depuis 2019, notamment pour mettre le bâtiment en conformité. 35 000 euros y sont consacrés chaque année.
Autre difficulté : la fréquentation.
Jean-Philippe Lannoy a déclaré, sur la foi du rapport, que les chiffres étaient « bidonnés », certains visiteurs ayant, selon lui, été comptés trois fois. De quoi faire bondir l'adjointe à la culture Caroline Matra, qui assure que la billetterie a depuis été modernisée.
La Cité de la dentelle emploie 25 équivalents temps plein, mais manque régulièrement de guides pour accueillir les groupes.
La maire, Natacha Bouchart, a pointé du doigt l'ancienne municipalité communiste, qui a aussi construit l'équipement sans véritable parking pour les bus.
Cet été, la Cité de la dentelle a vu sa fréquentation augmenter de 7 %, avec 18 000 visiteurs accueillis en juillet et en août.


