Boulogne-sur-mer : 29 emplois supprimés chez Capitaine Houat, la CGT reste inquiète pour l’avenir du site
Ce qui avait été annoncé au printemps est désormais une réalité chez Capitaine Houat à Boulogne-sur-mer. La fermeture de l’activité logistique « Base Mer » entraîne la suppression de 29 emplois. La CGT rend hommage aux salariés concernés et reste mobilisée alors que le processus de cession du site boulonnais n’est toujours pas finalisé.
RADIO 6 vous l’annonçait dès le mois d’avril : la « Base Mer » de Capitaine Houat devait fermer début octobre, avec une trentaine d’emplois menacés. La CGT confirme ce samedi la suppression de 29 postes.
La mesure concerne l’activité logistique de la Base Mer, avec notamment la préparation des commandes destinées aux magasins Intermarché. Le transfert de cette activité vers Rungis avait été annoncé au printemps, tout comme l’arrêt de la télévente.
« 29 salariés, ce ne sont pas 29 numéros »
Dans un communiqué, l’Union locale CGT de Boulogne-sur-mer et le Syndicat CGT de la Marée insistent sur les conséquences humaines de cette fermeture.
Certains des salariés concernés travaillaient dans l'entreprise depuis 15, 20, 25 voire 30 ans. La CGT souligne leur expérience et leur investissement au fil des années, notamment lors des nuits, des dimanches et des périodes de fêtes.
« Derrière les mots PSE, réorganisation ou fermeture, il y a une réalité humaine », souligne le syndicat, qui rappelle que 29 parcours professionnels et autant de familles sont directement concernés.
Quel avenir maintenant pour Capitaine Houat à Boulogne ?
La fermeture de la Base Mer ne signifie pas la disparition complète de Capitaine Houat à Boulogne-sur-mer. Les activités de production et de transformation du poisson restent sur le site, mais son avenir demeure au centre des préoccupations syndicales.
L'entreprise est engagée dans un processus de cession depuis 2025, qui, selon la CGT, n'est toujours pas finalisé.
Le syndicat réclame désormais des réponses sur l’identité du repreneur, son projet industriel et les garanties apportées concernant le maintien de l’emploi à Boulogne-sur-mer.
La CGT assure qu’elle restera mobilisée tout au long du processus de cession et prévient qu’elle ne donnera « aucun chèque en blanc » à un éventuel repreneur.


