Grippe aviaire : les zones de surveillance levées autour du foyer de Sailly-Flibeaucourt, mais la vigilance reste maximale dans le Nord
Bonne nouvelle pour les éleveurs et les particuliers concernés par l’épisode d’influenza aviaire survenu en décembre dans l’ouest de la Somme. Les zones réglementaires mises en place autour du foyer détecté à Sailly-Flibeaucourt ont été levées le 10 janvier, après des résultats d’analyses rassurants. Pour autant, les autorités appellent à maintenir une vigilance élevée, alors que plusieurs foyers sont toujours actifs dans les Flandres.
Des contrôles rassurants dans la Somme
Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) avait été confirmé le 8 décembre 2025 dans un élevage de Sailly-Flibeaucourt. Afin d’éviter toute propagation du virus, une zone de protection de 3 km et une zone de surveillance de 10 km avaient immédiatement été instaurées autour de la commune. Les prélèvements réalisés dans les élevages professionnels et chez les détenteurs particuliers d’oiseaux, notamment les basses-cours et appelants situés dans la zone de protection, n’ont révélé aucune trace du virus. Cette zone a donc été levée le 1er janvier 2026. Les communes concernées avaient alors été maintenues en zone de surveillance.
Les résultats se sont également révélés conformes dans cette seconde zone, permettant à la préfecture de lever définitivement les restrictions autour de Sailly-Flibeaucourt le 10 janvier 2026.
Des foyers toujours actifs dans le Nord et près de la frontière belge
Si la situation s’améliore dans la Somme, le contexte reste tendu ailleurs. Plus de 100 foyers d’influenza aviaire ont été recensés en France métropolitaine. Dans le département du Nord, un premier foyer a été confirmé le 30 décembre à Warhem, suivi d’un autre cas en Belgique, à Alveringem, à proximité immédiate de la frontière française. Le 9 janvier 2026, un nouveau foyer d’IAHP a été déclaré dans un élevage de poules de reproduction de la commune de Alveringem en Belgique, à 2 km de la frontière française et 10 km des deux précédents foyers.
Face à ces nouveaux épisodes, le préfet du Nord a pris plusieurs arrêtés afin d’adapter le zonage sanitaire. Une zone réglementée de 10 km est désormais en vigueur et concerne 21 communes, avec une zone de protection renforcée et une large zone de surveillance. La commune de Houtkerque a notamment été intégrée à ce périmètre.
Des mesures toujours en vigueur
Dans ces zones, les mesures sanitaires restent strictes : interdiction des mouvements de volailles sauf dérogation, surveillance renforcée des élevages, restrictions sur la chasse aux gibiers d’eau et obligation de mise à l’abri des animaux. Les détenteurs d’appelants doivent également protéger leurs oiseaux sous filets ou grillages afin de limiter les contacts avec l’avifaune sauvage. Les services de l’État rappellent toutefois que la consommation de viande, d’œufs ou de produits à base de volaille ne présente aucun risque pour l’homme.
Une mobilisation collective indispensable
Alors que le niveau de risque national demeure élevé, les autorités appellent l’ensemble des propriétaires de volatiles (professionnels comme particuliers) à respecter scrupuleusement les règles de biosécurité. La claustration des animaux, la déclaration des élevages et une vigilance accrue en cas de mortalité inhabituelle restent essentielles pour contenir la diffusion du virus.
